Patrick Marquès | Artiste peintre

Démarche

Du vrac de Patrick Marquès :

Expliquer la forme, en construisant son environnement sensible, au-delà d’elle-même. Un lieu d’amour  entre la forme et l’espace,  au cœur du mystère de l’être : Toujours construire et déconstruire, blessant la forme et bousculant la couleur, pour y trouver l’essence de la beauté universelle, dans l’unité du corps et de l’esprit. Dès lors, la frontière entre figuration et abstraction a déjà perdu tout son sens, et puisse ma peinture être libre et vibrante pour être, à chaque instant, recréée par le regard de l’autre…

Exprimer le désir de voir… Mais alors, avec quel regard ? C’est la question de toute une vie.

La peinture est une silencieuse promesse…

Ma couleur fait irruption dans la toile, comme une vague explose sur le rocher….…  Duel éternel entre douceur du paysage et violence d’une force effrayante…  J’ai mal et je suis heureux. L’écume des vagues charrie les sécrétions de mes maux inconscients…

La peinture est le silence d’après… Comme une paix nouvelle… Elle cristallise l’instant traversé par un souffle de vie comme une mort pour une renaissance… Elle exprime tout le tragique et l’espoir contenu dans l’éphémère…

Sitôt posée sur la toile, la couleur est happée dans l’histoire du tableau, dans une dimension nouvelle, comme transfigurée.

Femme inaccessible… Tes mystères sont les mystères de mes désirs… Je cherche en ma peinture cette densité charnelle et ce rayonnement spirituel qui feront de toi ce que tu es : infiniment belle…

Femme, tu es porteuse de nos espoirs… L’homme en son tourment pourra-t-il enfin porter  son cri jusqu’à toi ?

Je peins mon désir de paix dans le visage d’une femme.

Peindre la femme, c’est aussi peindre la danse…  Dans la danse, les femmes sont d’une beauté magique. Légères  et insaisissables, elles tendent leurs corps à l’extrême, dans le prolongement d’elles-mêmes, et s’offrent au delà  des barrières du désir, au-delà du possible. Elles se donnent, se refusent, et s’abandonnent, en ce jeu de dupe, où tout semble s’offrir et rien n’est accessible. 

Vue par L’hebdo Lillois « sortir » du 23 au 29 2002

« Patrick Marquès : l’art de peindre les passions humaines

Souvent de grands formats, les tableaux de Patrick Marquès expriment la figure humaine et les passions qui animent les êtres, dans un monde de lumière, mais aussi de ténèbres. Dans un attachement aux valeurs picturales développées par les maîtres Rembrandt et Turner, et dans une admiration vouée à son contemporain Zao Wou Ki, le peintre réalise une peinture à la fois figurative et abstraite, fruit des libertés gestuelles propres aux expressions contemporaines, mais aussi des contraintes techniques exigeantes et minutieuses, apprises des grands maîtres flamands depuis Van Eyck. Patrick Marquès exprime la beauté charnelle des êtres, faisant ici une large place à son amour des femmes, et sa fascination devant leurs anatomies. Il s’attache plus encore à sublimer toute l’étendue des sentiments, sans hésiter à fouiller jusqu’aux drames humains et les sentiments inhibés. Un cri d’amour, de désir, mais aussi de solitude, de souffrance, d’impuissance et d’espoir. Une peinture du mouvement, vibrante de matière, pleine de paradoxes, d’ombres et de lumières. Le pinceau s’échappe et revient, au delà de la forme, révélant l’obsession de l’artiste de matérialiser l’invisible, cristalliser l’instant, et faire jaillir la beauté, la lumière et l’espoir… »

Vue par une amatrice anonyme :

La musique, souvent d’inspiration mystique est sa fidèle compagne d’atelier.

Patrick Marques privilégie les toiles de grand format, dans lesquelles  il se sent happé dans l’histoire du tableau et, dans le même temps, projeté tout entier dans le mystère de la couleur.

Ses toiles présentent un contraste saisissant entre l’abstraction pure de la matière picturale, offerte dans une vision de près, et la figuration parfaite qui se révèle en vision plus éloignée. Chacune de ses toiles semble alors transmettre à celui qui l’observe, le pouvoir de créer lui-même la forme, par le miracle de son propre regard.

Une peinture criante d’humanité, d’amour, de quête et d’espoir, d’ombre et de lumière.

Une peinture qui s’installe et rayonne sourdement dans nos cœurs, comme une silencieuse promesse.

Patrick Marques peint l’être humain et sa relation à l’autre, en exprimant par là, ses propres quêtes, désirs, manques et frustrations. C’est alors que sa matière picturale se met à vibrer au rythme de nos battements de cœur et rentre en résonance avec les appels de nos aspirations profondes.

 

Une peinture violente et paisible à la fois, dans laquelle s’affrontent et se complètent, une liberté gestuelle profondément contemporaine et l’amour de la peinture classique.

 

Les êtres sont ni tristes  ni guillerets, mais rayonnants d’une beauté humaine, et parfois même,  tragique. Il n’hésite pas à fouiller aussi, les instants  les plus sombres de l’histoire de l’humanité, comme dans ce travail de mémoire du génocide juif. Il explique que ce n’est pas pour offrir au monde la contemplation morbide d’un tel drame,  mais pour en faire une prière, en exprimant notre espoir qu’au delà de l’ombre de la mort, nos âmes s’élèvent dans la lumière.

 

Mais, plus que tout, sa peinture est un véritable hymne à la femme. Tout semble ne pouvoir se dire et se faire qu’à travers elle. Il l’aime, il la cherche et l’exprime toujours derrière les trames de son inaccessible. Eternel désir insatisfait dans la recherche de qui ? De quoi ? L’amante ? Oui, mais certainement et surtout sa mère, relation oubliée dans une disparition prématurée.

 

Il aime choisir ses modèles parmi des musiciennes, danseuses et comédiennes. Il les dessine dans le mouvement de leurs propres expressions. Il les filme, dans des histoires qu’ils s’inventent, comme le ferait un cinéaste.

 

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